Projets - SYNAGOGUE TIFERET ISRAEL

 

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Label Patrimoine du XXe siècle

Permis de Construire 1967, Livraison 1973
Architecte: Fernand Boukobza

205 boulevard de Sainte-Marguerite
13009 Marseille

Cet édifice est destiné à l’exercice de la religion Israélite, dans ce quartier de Marseille où de très nombreux adeptes de cette religion se sont installés notamment après la guerre d’Algérie. Depuis la diaspora, les synagogues ont perdu leur caractère original pour s’inspirer des architectures vernaculaires telle 1a synagogue de la rue Breteuil à Marseille.

Le problème a été abordé en fonction de critères propres à la liturgie de la religion israélite :

  • Centrage des fidèles autour des rabbins officiants
  • Orientations des écritures saintes vers Jérusalem
  • Séparation des hommes et des femmes

Tout programme se complétant invariablement par des services communs et une éco1e talmudique destinée à perpétuer les préceptes de la religion. L’ensemble de ces données, l’étroitesse du terrain et la proximité d’une voie à grande circulation, ont dicté le parti architectural qui dispose, au nord, d’une entrée 2 niveaux d’annexes et au sud, le temple proprement dit dont la forme pyramidale, à double hauteur, se ferme sur l’extérieur pour recevoir à l’intérieur un éclairage zénithal très doux complété par une fente lumineuse qui laisse pénétrer le dernier rayon du soleil couchant Le jour des grandes cérémonies du grand pardon. Le béton pur et permanent, la pierre et le bois ont seuls été utilisés pour affirmer la pérennité de la religion Israélite, à l’exclusion de toute décoration.

Contexte

Les premières réflexions pour l’édification d’un temple israélite démarrent en 1967 avec une hypothèse rapidement abandonnée de reconversion d’un ancien cinéma. Le choix du quartier Sainte-Marguerite correspond à une forte présence dans le secteur de la communauté de religion juive depuis le rapatriement des Français d’Algérie. En 1967 la décision est prise, peu habituelle dans les pratiques de la communauté plus encline à la réutilisation de bâtiments existants, d’édifier un édifice relativement modeste sur une parcelle d’environ mille mètres carrés. Le programme distingue deux éléments principaux : le lieu de culte proprement dit avec ses annexes permettant les réunions et la célébration de cérémonies, et une école d’apprentissage de la langue hébraïque. La construction de l’édifice, dépendante des dons de la communauté, s’effectuera en deux phases.

Commanditaire

Le projet est conduit successivement par l’association cultuelle israélite de Marseille, et le président du consistoire. Après le décès de ce dernier, durant les travaux, c’est Marcel Guenoun, vice-président du Consistoire de Marseille à cette époque, qui prendra la relève. Les rabbins interviennent peu avant la livraison de l’édifice, au moment où l’architecte précise quelques éléments essentiels du mobilier : Teba (tribune des rabbins) et Hijal (pavillon contenant les écritures saintes).