Les premières réflexions pour l’édification d’un temple israélite démarrent en 1967 avec une hypothèse rapidement abandonnée de reconversion d’un ancien cinéma. Le choix du quartier Sainte-Marguerite correspond à une forte présence dans le secteur de la communauté de religion juive depuis le rapatriement des Français d’Algérie. En 1967 la décision est prise, peu habituelle dans les pratiques de la communauté plus encline à la réutilisation de bâtiments existants, d’édifier un édifice relativement modeste sur une parcelle d’environ mille mètres carrés. Le programme distingue deux éléments principaux : le lieu de culte proprement dit avec ses annexes permettant les réunions et la célébration de cérémonies, et une école d’apprentissage de la langue hébraïque. La construction de l’édifice, dépendante des dons de la communauté, s’effectuera en deux phases.
Le projet est conduit successivement par l’association cultuelle israélite de Marseille, et le président du consistoire. Après le décès de ce dernier, durant les travaux, c’est Marcel Guenoun, vice-président du Consistoire de Marseille à cette époque, qui prendra la relève. Les rabbins interviennent peu avant la livraison de l’édifice, au moment où l’architecte précise quelques éléments essentiels du mobilier : Teba (tribune des rabbins) et Hijal (pavillon contenant les écritures saintes).
Synagogue Tiferet Israël,
205 bd Sainte-Marguerite,
13009 Marseille
Date construction : 1969-1973
Label Patrimoine du XXe siècle
